21/08/2019 - 18/12/1440 | 0522475281 | info@ecolia.ma

Cahiers scolaires : la guerre commerciale Rabat-Tunis s'intensifie

Cahiers scolaires : la guerre commerciale Rabat-Tunis s'intensifie

Tunis accuse Rabat d'occulter les défaillances intrinsèques à la production nationale et de reporter les maux de la filière sur les importations.

Moins d'un an après sa requête contre le Maroc concernant les droits préliminaires, la Tunisie a demandé encore une fois l'ouverture de consultations avec le royaume au sujet des droits antidumping définitifs imposés par le Maroc sur les importations de cahiers scolaires. Tunis accuse Rabat d'avoir pris ces dispositions sans l'existence d'éléments de preuve suffisants de l'existence d'un dumping, d'un dommage, ou d'un lien de causalité. Selon la requête, les autorités marocaines n'auraient déterminé les frais d'administration et de commercialisation et les frais de caractère général ainsi que les bénéfices sur des données concernant la production et les ventes du produit similaire au cours d'opérations commerciales normales pour la période d'enquête, et auraient «exclu de manière arbitraire des ventes réalisées au cours d'opérations commerciales normales, et ce, malgré l'absence de situation particulière du marché».
Néanmoins, l'analyse des exportations tunisiennes de cahiers a permis de mettre en exergue que «le marché marocain représentait plus de 80% du volume total des exportations tunivsiennes de cahiers». Une donnée importante puisque dans l'enquête préliminaire, le ministère du Commerce extérieur avait indiqué que, malgré l'augmentation de la capacité de production, «la branche de production nationale n'a pas réussi à augmenter ses emplois de manière équivalente».
En outre, l'examen des indicateurs de dommage, a pu démontrer une baisse de la profitabilité, des prix de vente et de la part de marché, avec une certaine amélioration d'autres indicateurs, ce qui ne permettait pas «de justifier fermement l'existence d'un dommage important». Tunis pointe néanmoins des défaillances intrinsèques à la branche de production nationale qui ne sont pas le fait des produits issus du pays du Jasmin. Selon la requête, les autorités marocaines n'ont pas fait en sorte que «le dommage causé par d'autres facteurs ne soit pas imputé aux importations originaires de Tunisie» elles auraient donc failli d'examiner les causes de dommage autres que les importations originaires de Tunisie, et en particulier, la concurrence entre les producteurs marocains ne faisant pas partie de la branche de production nationale et l'importance du marché informel.

Retrouvez cet article sur le site Les Eco
vous devez saisir un titre
vous devez saisir le corps de l'article